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DOSSIER : VIVRE UNE VIE QUI A DU SENS
Changer le monde, un geste à la foisInterview avec Laure Waridel
Laure Waridel est cofondatrice et présidente d’Équiterre, une organisation vouée à la promotion de la consommation responsable. Plusieurs la qualifient de nouvelle leader au Québec. Le magazine Mclean’s l’a même présentée comme l’une des « 25 jeunes Canadiens qui changent déjà le monde ». À 33 ans, elle a derrière elle un parcours rempli de sens. Par Marie-Josée Tardif, Journaliste et conférencière
Q. Mme Waridel, comment en êtes-vous venue si rapidement à produire un tel impact au sein d’Équiterre ? Petite, rêviez-vous déjà de ce cheminement professionnel? Je n'ai jamais eu de plan de carrière. J'ai rêvé de devenir détective, coiffeuse, professeure, avocate… À partir du secondaire, une idée s’est toutefois imposée à moi de plus en plus clairement : je ne savais pas comment j'allais faire, mais je savais que je voulais contribuer à ce qu'il y ait moins de pauvreté. Au cégep, j'ai entendu parler d'un programme qui s'appelait « Ouverture à la vie internationale ». Ce programme proposait un stage dans un pays en voie de développement. Je me suis donc rapidement retrouvée au Burkina Faso où j’ai vécu mon premier coup de coeur. J’ai ensuite fait mes études universitaires en sociologie et en développement international, ce qui m’a encore plus sensibilisée à
Q. Depuis sa fondation, il y a une dizaine d’années, le chemin qu’Équiterre a parcouru est étonnant. Quelle était votre vision de départ? Une vision globale : penser globalement et agir localement. Nous voulions dénoncer les injustices sociales et la dégradation de l'environnement. Nous voulions proposer le développement d'alternatives et y contribuer. Parmi les premiers projets que nous avons mis sur pied, il y a eu les paniers de légumes livrés à domicile. Nous avons beaucoup de pain sur la planche parce que, malheureusement, les gouvernements se désengagent à toutes sortes de niveaux et ce sont les organismes communautaires qui doivent prendre la relève avec des moyens tellement plus réduits. Ce phénomène crée un sentiment
Q. Que recommandez-vous à nos lecteurs qui ont envie de donner un sens à leur vie? D'abord de réaliser qu'on a beaucoup plus de pouvoir qu'on est porté à le croire. C'est magnifique de participer à la création d'un monde plus libre. En s’informant, en s'enrichissant de l'intérieur, on développe le goût de s’engager. Manger bio et local, utiliser le moins d'emballage possible, composter ses déchets, ce n’est qu’une première étape. Il faut aller au-delà du geste individuel, en participant davantage aux décisions politiques. Il faut refuser d'avoir des dirigeants qui considèrent la croissance économique comme la priorité numéro un du monde. Ce qu'on veut, c'est le bien-être des citoyens et citoyennes d'ici et d'ailleurs. Contenu intégral du texte dans le Magazine VIVRE de Novembre Décembre 2006. Ce texte vous a plu et vous aimeriez consulter le sommaire de ce numéro ?
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