DOSSIER : L'ESPOIR
La fête au coeur de soi
Rencontre avec Danielle Proulx
Danielle Proulx est bien connue au Québec pour les nombreux rôles qu’elle a interprété au cinéma, au théâtre et à la télévision. C’est avec beaucoup de générosité que cette actrice accomplie a accepté de nous parler de son rôle le plus important : le sien!
Par Marie-Josée Tardif, journaliste et animatrice à Radio Ville-Marie
Dans son livre intitulé Le Paradoxe de l’Espoir, la psychanalyste Françoise A. Cloutier parle de cet état d’accueil qui existe entre le désespoir et les attentes démesurées, état grâce auquel on peut découvrir un espace de connaissance de soi et de créativité. La comédienne Danielle Proulx connaît depuis longtemps cet espace intérieur où tout peut apparaître : notre ombre, mais aussi notre lumière. Est-ce parce qu’elle assume désormais de mieux en mieux tous les aspects de son être qu’elle peut toucher à la véritable fête qui se cache au coeur de chacun d’entre nous? À vous de juger...
Q. Avez-vous connu des moments creux dans votre parcours professionnel, des moments où vous avez dû vous accrocher à l’espoir? Je dois dire que je suis une grande privilégiée. Il y a eu des inquiétudes, des insécurités, mais rarement des périodes de désespoir par rapport au métier. Dès le départ, j'ai abordé ma carrière avec une espèce de foi aveugle, j'étais certaine que c'était ce que je voulais faire et ce que je devais faire! Je me suis présentée dans une école de théâtre et c’est seulement après l’audition que j'ai réalisé qu'on aurait pu me refuser. Sur les quelque 300 personnes qui ont passé l'audition, seulement une vingtaine ont été acceptées.
Q. Comment s’exprime votre foi dans votre vie personnelle? Ma spiritualité ne s'exprime pas par une religion ou un dogme. Les valeurs auxquelles j'adhère sont des valeurs de foi comme il y en a dans la Bible ou dans d'autres traditions spirituelles, mais pour moi la religion est une espèce de veau d'or qui me semble un peu indécent et avec lequel je ne suis pas à l'aise. Dieu ne m’apparaît pas comme étant à l'extérieur de moi, mais plutôt comme une force intérieure qui nous relie tous les uns aux autres. J’essaie de vivre ma vie en étant dans la présence le plus souvent possible, présence à moi, présence aux autres.
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