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FlowTeam, l'équipe du futur !
 Lorsqu'un team entre en « phase de flow », l'observateur extérieur ressent une impression de confusion et de chaos. Tous les participants sont sans cesse en mouvement : ils dessinent ou écrivent sur des feuilles ou Post-it, parlent et discutent. Des flipcharts sont transférés d'un endroit à un autre, déchirés, jetés. Des stylos, crayons, feutres et autres outils de travail traînent un peu partout. Certaines personnes semblent n'en faire qu'à leur tête : elles quittent le groupe pour revenir quelques instants plus tard. Bref, on ressent dans la pièce une « intense vibration ».
Par Martin Gerber, physicien et consultant en entreprise
Il arrive cependant que ce schéma se modifie : soudainement, tout tourne au ralenti, tout devient inerte. C'est le signe qu'une phase d'intense activité touche à sa fin. Les membres se dispersent, prennent une pause ou s'approchent d'autres petits groupes. On pourrait comparer cette situation à une vague qui s'échoue sur le rivage…, cycle naturel du travail en FlowTeam. Mais d'où vient cette nouvelle façon de travailler en groupe?
Le principe de l'auto-organisation
Depuis une cinquantaine d'années, des progrès considérables ont été faits dans la compréhension des systèmes complexes : cybernétique, théorie du chaos, de l'auto-organisation, etc. On réalise que les systèmes biologiques et écologiques sont régis par certains dynamismes, tout comme le sont les systèmes humains : civilisations, cultures, sociétés, entreprises, groupes. Nous savons maintenant que les systèmes complexes (ou chaotiques), comme les conditions atmosphériques, la bourse ou l'économie mondiale, sont moins chaotiques qu'ils n'en ont l'air. Ils obéissent en réalité à des lois sous-jacentes d'auto-organisation, en vertu desquelles on assiste, sous certaines conditions, à l'émergence d'un ordre qui gagne en efficience. Ce sont là des lois qui permettent d'optimiser jusqu'au travail d'équipe.
Le flow au quotidien
Nous avons tous, un jour, rencontré une « équipe de choc » : une équipe qui accomplit régulièrement des prouesses; des amis qui organisent en peu de temps une fête mémorable; des personnes qui, lors d'un accident, mettent en place des secours parfaitement orchestrés. Il semblerait que ce soient des phénomènes aléatoires d'auto-organisation qui entrent en jeu. Comprendre ces phénomènes pour les utiliser adéquatement, c'est précisément l'un des objectifs de la méthode FlowTeam et comme aujourd'hui l'équipe est devenue le véritable pivot de l'entreprise, on doit apprendre à travailler sur des bases nouvelles pour exploiter pleinement le potentiel individuel des membres et optimiser leur collaboration.
Dans cet article, Martin Gerber nous présente quelques-uns des outils qu'il a développés pour nous aider à mieux comprendre la différence entre les méthodes traditionnelles de travail en équipe et la nouvelle façon de travailler en suivant le Flow… Fini les ordres du jour aussi rigides qu'ennuyeux, c'est maintenant les Flow Flower qui prend la relève avec sa fluidité et ses courbes arrondies, fini les salles de conférences où l'on s'endort, bienvenue aux salles de jeu où la créativité est invitée à exploser en milles réalisations !
POUR MIEUX LE CONNAÎTRE
Martin Gerber a conçu la méthode FlowTeam au début des années 1990 en collaboration avec des spécialistes du monde entier. Au nombre de ses clients suisses, il compte aujourd'hui Bosch/Scintilla, Crédit Suisse, IBM et bien d'autres encore. Sa méthode vous interpelle?
Information : www.flowteam.com
Version intégrale disponible dans le numéro actuellement en kiosque.
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