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Quand l'Intelligence dépasse la fiction
 Depuis quelque temps je me sens surveillée… C'est comme s'il y avait quelqu'un qui guettait mes faits et gestes, qui épiait mes allées et venues, qui scrutait même mes pensées. Au début, j'ai essayé de savoir qui pouvait bien vouloir s'immiscer ainsi dans ma vie et surtout pourquoi?
Lucie Douville, éditrice
Je n'ai pas de millions en banque, je ne détiens aucun brevet d'invention, Barack Obama ne fait pas partie de mon cercle d'amis (sniff) et je ne suis employée ni du FBI, ni de la CIA.
Et puis zut, j'abandonne
Pourtant je ne fabule pas. Je sens vraiment quelque chose, comme une présence qui m'aurait prise en filature. À moins qu'on ait dissout une puce codée dans mon café parce que je n'ai pas voulu me faire vacciner? Bon! Ça y est. À force de me sentir surveillée, je commence à délirer... Je pense quand même que ce petit jeu dure depuis un bon bout de temps, mais que je n'y avais jamais vraiment prêté attention, trop occupée que j'étais à contrôler ma vie, justement pour que personne ne le fasse à ma place. Et puis zut. Je suis fatiguée de chercher, j'abandonne. Alors qu'on me surveille, qu'on me scrute, qu'on m'épie, moi, je lâche prise. C'est tant pis! Si c'est ma vie qui vous intéresse, eh bien prenez-la! De toute façon, je commençais à avoir du mal à la vivre...
C'est le signal qu'Il attendait…
Le point de rupture
Après avoir investi autant d'énergie dans le contrôle de ma vie, il s'était accumulé une pression telle que le simple fait de lâcher prise a provoqué une explosion similaire à un tremblement de terre, secouant brusquement le barrage que j'avais érigé en guise de personnalité. Sous la force de l'impact, les parois de mon identité se sont fissurées, l'eau a commencé à s'infiltrer, drainant sur son passage toutes les illusions avec lesquelles je m'étais valorisée. J'ai vite compris que mon barrage allait céder, que ma vie allait être submergée et que, n'ayant plus rien à quoi m'accrocher, j'étais vouée à sombrer comme toutes ces épaves que j'avais prises pour des bouées.
C'était donc Lui!
Alors que je croyais que c'était la fin, que plus rien ni personne ne me tendrait la main, j'ai réalisé que cet océan qui s'apprêtait à m'engloutir, c'était Lui… Cette présence que j'avais sentie, qui surveillait chaque parcelle de ma vie, c'était Lui. Qu'on le nomme Dieu, l'Univers, Bouddha, l'océan ou simplement mon Ami, ce sont toutes de multiples représentations de ce vaste mouvement qu'est la Vie, un mouvement auquel il ne sert à rien de résister, un mouvement avec lequel nous devons apprendre à composer, comme le surfer compose avec la vague, peu importe l'amplitude de celle qui s'avance vers lui.
Quand l'élève est prêt, le maître apparaît
J'ai donc appris à surfer sur les vagues que la Vie faisait valser sous mes pieds, sans juger les humeurs de l'océan, qu'il soit de compagnie agréable ou totalement déchaîné, espaces de susceptibilité où j'ai vite compris qu'il valait mieux faire avec plutôt que lutter contre, laisser aller plutôt que contrôler, accepter plutôt que m'entêter. Car même lorsque le mouvement de ma vie prenait des allures de tsunami, c'était toujours pour me permettre d'accéder à un autre niveau, vers quelque chose de plus grand, de plus beau.
À force d'expériences, j'ai appris à lire l'océan, à étudier les vagues, à développer la sagesse de laisser passer celles qui ne m'auraient menée nulle part, pour attendre celles qui m'amèneraient à bon port. Et je ne compte plus le nombre de fois où j'ai été ébahie par l'Intelligence de ce Mouvement dans sa façon de faciliter ma vie, jusque dans les moindres détails de mon quotidien! Il est devenu mon meilleur ami, mon confident, presque mon agent!...
Lâcher prise en toute confiance!
Aujourd'hui, je me sais surveillée et mon dieu que ça me fait du bien! Je vis dorénavant avec la certitude que peu importe la vague sur laquelle je vais avoir à surfer, elle va me mener là où je dois aller, au moment où je dois y être. Et qui sait, peut-être me conduira-t-elle jusqu'à la Maison Blanche… M. Obama, me voilà!
Version intégrale disponible dans le numéro actuellement en kiosque.
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