DOSSIER : ÉLOGE À LA LENTEUR
Éloge des petits riens…

Il y a un petit livre auquel je reviens régulièrement; un petit livre que j’ai très souvent recommandé à de grands malades aux prises avec des handicaps quasi insurmontables : Éloge des petits riens de Geneviève Robitaille.
par Jean-Marc Chaput, auteur et confrencier
Ce livre se veut la description du quotidien d’une femme atteinte d’une maladie dégénérative qui vit enfermée chez elle avec ses deux chats pendant de longues périodes, entre sa chaise roulante et son lit.
Goûter à la vie, une bouchée à la fois C’est un éloge à la lenteur, un éloge à goûter la vie et non à la dévorer à grosses bouchées; prendre le temps de goûter l’instant présent. L’auteure sait nous raconter avec finesse combien ses jours s’écoulent lentement entre l’ordinateur pour écrire, la radio et la télévision pour comprendre ce qui se passe dans l’univers.
Mais alors, est-ce que le fait de développer une grande lenteur rendrait l’homme plus flexible, plus apte à accepter les accidents de la vie, les contretemps qui traversent l’existence? Une femme lente, un homme lent, seraient-ils plus aptes à admettre, à accepter les différences entre les humains? Prendre le temps de comprendre ne faciliterait-il pas la compréhension entre les hommes? Sommes-nous trop pressés pour ne pas nous arrêter et écouter? Pourtant, le temps qui s’écoule permet une écoute active qui n’est pas limitée par un horaire chargé!
Version intégrale dans le numéro actuellement en kiosque.
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