On parle souvent de « trouver la bonne personne ». Mais on parle beaucoup moins de « rester la bonne personne » pour soi-même…, une fois en couple. Et pourtant, c’est exactement là que tout se joue!
David Bernard
L’un des pièges les plus subtils de l’amour, ce n’est pas le manque d’engagement, c’est la perte de soi. Au début, tout semble simple. La connexion est forte, naturelle. On a envie de passer tout notre temps ensemble, de se rapprocher, de fusionner.
Cette fusion est grisante. Elle donne l’impression d’un amour parfait, évident. Mais cette phase – le printemps de l’amour – n’est qu’un passage. Avec le temps, quelque chose d’autre émerge. Un besoin plus profond, plus silencieux… Celui de redevenir soi-même. Retrouver son espace. Son rythme. Son identité. Et c’est là où plusieurs couples se perdent…
Fusion ou connexion : une distinction essentielle
Dans un amour immature, on cherche souvent à ne faire qu’un. À penser la même chose, à vouloir les mêmes choses, à être toujours ensemble. Certes, c’est bien de célébrer notre compatibilité, mais cette fusion, aussi séduisante soit-elle, finit par étouffer. Parce qu’elle efface les différences. Et surtout, elle crée une pression invisible : celle de devenir responsable du bonheur de l’autre.
Ce n’est pas ça, aimer vraiment notre partenaire de vie. L’amour mature, lui, repose sur autre chose. Il ne cherche pas à fusionner, mais plutôt à connecter. Il dit : « Je te vois tel que tu es. Et je t’aime sans vouloir te changer. » Dans cette posture, chacun reste entier. Chacun garde son identité. Et c’est justement cette différence qui nourrit la relation, plutôt que de la menacer.
Deux gagnants, pas un sacrifice
Un couple en bonne santé n’est pas un endroit où quelqu’un gagne et l’autre s’adapte. C’est un espace où il y a deux gagnants à préserver. Deux identités à honorer. Deux réalités à accueillir. Un « nous » à construire. Ce « nous » ne doit jamais se bâtir au détriment du « je ».
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