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CONNAIS-TOI TOI-MÊME : Être tout simplement soi, ni plus et surtout ni moins!

CONNAIS-TOI TOI-MÊME : Être tout simplement soi, ni plus et surtout ni moins!

Je n’ose jamais prendre la parole en groupe. J’ai toujours l’impression que les autres savent mieux que moi. Je doute tellement de moi, même que lorsque je sens que je pourrais tenter quelque chose, je me détourne, de peur de faire ou dire une bêtise.

Raphaëlle de Foucauld

 

Ce qui me rassure, parfois, c’est la reconnaissance des autres, leurs compliments. Et encore là, j’ai l’impression de ne pas être à ma place, de ne pas les mériter, de détonner dans le tableau d’ensemble. Je m’excuse tout le temps de donner mon opinion. J’ai du mal à affirmer mon point de vue.

Ça me chicotte… Que se passe-t-il avec moi? Suis-je condamnée à me mettre toujours en retrait? À ne jamais me sentir à ma place?

Une loupe déformante sur soi
Ici, nous nous intéressons au complexe d’infériorité. L’infériorité, par nature, se définit dans la relation par la comparaison à une autre personne. On se sent toujours moins bien que les autres, moins beau, moins intelligent, moins charismatique, moins talentueux ou plus maladroit, plus impatient… Bref vous avez compris l’idée.

Le complexe d’infériorité repose sur la comparaison aux autres, un mécanisme qui empoisonne nos vies et dont l’emprise est décuplée par les réseaux sociaux. Les autres fonctionnent comme des miroirs grossissants de nos petits défauts et de nos faiblesses. Ils leur donnent tellement d’espace qu’on ne voit plus que ça.

Reconnaitre les signes…
Voici des exemples des comportements dont on doit devenir conscients pour renverser cette tendance à l’autosabotage.

Se rabaisser, sous-estimer ses capacités
Cela se voit notamment dans le regard des autres dont les attentes vous semblent démesurées. Je pense entre autres à ma patronne qui me voit occuper un poste où je ne me vois absolument pas, tant les compétences de leadership me semblent loin de moi.

Se laisser guider par la peur
Dans la situation que je viens de nommer, vous expliquez en long et en large pourquoi vous n’êtes pas fait pour ce défi. Pire, vous refusez la promotion par peur de ne pas y arriver.

Rechercher la reconnaissance des autres
Vous n’arrivez pas à vous satisfaire de votre propre réussite. Alors, vous attendez tout le temps les compliments des autres. Le revers de cette médaille, c’est que les critiques vous blessent exagérément.

Se sentir illégitime
Lorsque vous êtes en groupe, vous ne vous sentez pas légitime. Les autres sont tellement mieux, que vous ne vous sentez pas à votre place. D’ailleurs, vous vous excusez tout le temps pour tout : d’être là, de parler, d’avoir une opinion, de mal faire…

Être perfectionniste
Vous vivez le moindre ralentissement ou obstacle comme un échec personnel, alors que vous vous fixez souvent des standards et des attentes beaucoup trop élevées.

Prendre du recul et observer sans juger
Avant toute chose, faites délibérément un pas de côté. Regardez-vous de façon neutre comme si vous observiez quelqu’un d’autre. Voici les pistes que je vous propose pour renverser la vapeur...

Version intégrale du texte dans le numéro où est paru cet article

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