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SCIENCE ET CONSCIENCE : Croire que la mort n'est pas la fin ne change rien Sauf si…

SCIENCE ET CONSCIENCE :  Croire que la mort n'est pas la fin ne change rien Sauf si…

Une femme que j'accompagnais est arrivée un matin. Son père était à l'hôpital, en fin de vie. Elle allait le voir régulièrement. Au lieu de parler de ce qui s'en venait, ils ont parlé de ce qu'elle apprenait. C'est quoi la Vie? C'est quoi la mort? Puis, un matin, elle nous annonce que son père est rentré chez lui.


Philippe Brouillard


Les médecins ne se l'expliquaient pas. Moi non plus, ça ne m'a pas surpris. Quand on comprend comment la réalité fonctionne, on cesse de ranger ces choses-là dans l'impossible.

Vous venez de retenir une seule chose : il est rentré chez lui. Tout le monde retient ça. Mais ce qui compte, c'est l'avant. Un homme a attendu d'être mourant pour se demander ce qu'était la Vie et vous faites la même chose en ce moment.

La question que personne ne se pose
Dans mes cours, je demande aux gens s’ils croient qu'il y a quelque chose après la mort. Presque toutes les mains se lèvent. Réincarnation, continuité, peu importe, la réponse est oui! Puis je pose la deuxième question : « Qu'est-ce que vous faites différemment depuis que vous y croyez? »

Là, personne ne répond. La question ne s'était jamais présentée. Une croyance qui ne change rien à vos journées n'est pas du registre de la foi, c'est une information. Elle reste mentale. Et ce qui reste mental ne fait pas partie de qui vous êtes.

Ce soir…
Prenez une chose que vous refaites en boucle depuis des années, une réaction, une décision qui revient sous un nouveau visage. Certains en trouvent l'origine, un évènement qui explique tout, mais la boucle continue quand même. Puis, posez-vous trois questions en tenant pour vrai que « quelque chose » continue après votre mort. Ne répondez pas dans votre tête, vous y avez déjà pensé et ça n'a rien changé. Répondez dans votre corps.

Qu'est-ce que je fais autrement demain matin? Qui est-ce que je devrais arrêter d'être?

Et qui est-ce que je commencerais à être? La vraie question n'est donc pas de savoir si la mort est la fin. C'est de savoir qui vous seriez, dès demain matin, si vous saviez qu'elle ne l'est pas.

Version intégrale du texte dans le numéro où est paru cet article

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